SYNOPTIQUE: The Journal of Film and Film Studies
Founded in 2004 by Grad Students at Concordia University in Montreal.
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About Synoptique:

We’ve been thinking about life and art and the education that links them. And the critic who sets the bait for the artist to rise to. And the artist inarticulate about his or her own work. The scholar lost in abstraction. The moviegoer re-circulating glib opinions. The filmmaker railing against bad films. The bad films. Film Studies—a name for an academic discipline—is already a self-reflexive past time. Let’s extend Film Studies to include an entire range of activity related to film, of which our academic procedures are an important part, but not the only part, and in no way hermetic. It is our intention to make sensible to those looking that there are connections here—historical, personal, coincidental—and that these connections account for a film community, and it is only with the frame of a film community that we can think about film. And its education.

We wanted to create an online resource of student work at Concordia. For students at Concordia. To give expression to the intellectual character of M.A. Film Studies at this University by publishing what was rapidly becoming a lost history of ideas. Students work here for two years, take classes, write theses, go on their way, leave faint traces, might never take a stand or apportion an opinion. We wanted to discover what tradition we had inherited, what debates we were continuing, which debates we weren’t inventing. But what began as a way to provide a continuity of ideas between years for Concordia M.A. Film Studies students, has been expanded to recognize the play of influence and the fluidity of thought as it accounts for a discourse that links our classrooms to Montreal, and Montreal to the world. So that we might recognize again these ideas if we should pass them by. So that we might see what we missed or took for granted when we thought they were ours.

To publish—to publish self-reflexively—work related to the theme of a University course, for example, to publish again on an old familiar topic, is not simply to revisit one more time New German Cinema or Canadian Documentary. It is to admit to one more defining characteristic of the ideas now in circulation. The good ideas and the bad. It is to think about those ideas now in play. It is to reveal historical tenor. As our online archive of such themes develops—as more is published from the active thinking communities in Concordia, Montreal, and the world—these ideas will cease to be clearly delimited, and will instead be reworked and re-imagined across all sorts of social and intellectual scapes. And it is in the acts of meeting these ideas again that we become responsive to the synoptic character of the intellectual games we play. Those lines of thought should be teased out. Film Studies, like any intellectual discipline, is reconsidered every moment. It is, by itself, an object of detailed study. We are endeavouring to make it our object of study. There are practical considerations when taking on such an investigation: a responsive world to discover and find place in.

We want to establish a context. We want to make sensible a context within which these ideas won’t be lost, where they can be found, breached, and their physiognomies compared. So this task becomes once removed from archaeology. This is commentary on chains of insights, some familiar, some decaying, some life altering, some devastating. On a lifetime of education. Not a series of explicit investigations—not just that—but a resource where ideas influence ideas through clandestine channels. Ideas influence life and lives influence idea. It shows the chemical palettes where colours in proximity do not just mix to create new shades but are reactive, explosive, transformative: are not in service of any single picture, but are the spectacular elements of a long-standing community long-standing in flux. The professors, the experts, the professionals, the thinkers that have made decisions to teach certain things and in certain ways, the students that chose to follow leads, reject others, see some films and not others, read some books but not others, find their way, realize all of the myriad ways that their taste and sensibility has developed…this is education. This long process of education. We’ve been thinking about the polyphony of educations in these communities. The desire to get better. How art and life make sense.

en français:

Nous avons réfléchi à la vie, à l'art et à l'éducation qui les lie. À l'artiste ne sachant pas s'exprimer sur son propre travail, mordant à l'appât tendu par le critique. Au chercheur perdu dans l'abstrait, au cinéphile retransmettant des opinions trop faciles. Au cinéaste s'en prenant aux mauvais films. Aux mauvais films. Les études cinématographiques – désignation d'une discipline académique – est déjà un passe-temps auto réflexif. Étendons sa définition pour y inclure un éventail complet d'activités reliées au cinéma, dont nos méthodes académiques constituent une partie importante, mais pas la seule et ce, en aucune manière hermétique. Notre intention est de faire prendre conscience à nos lecteurs du fait qu'il existe des liens historiques, personnels et fortuits. Ces liens justifient une communauté de cinéphiles et c'est uniquement à l'intérieur du cadre de celle-ci que nous pouvons réfléchir sur le cinéma. Sur son apprentissage.

Nous avons voulu créer une ressource en ligne du travail étudiant à Concordia, pour les étudiants de Concordia. Pour laisser s'exprimer le caractère intellectuel des études cinématographiques au niveau de la maîtrise, en publiant ce qui devenait rapidement une histoire perdue des idées. Les étudiants travaillent au département depuis deux ans, suivent des cours, rédigent des mémoires, poursuivent leur chemin, mais laissent des traces minimes, ils pourraient même ne jamais prendre position ou partager une opinion. Nous avons voulu découvrir de quelle tradition nous avons héritée, quels débats nous poursuivons, quelles discussions ne venaient pas de nous. Mais ce qui semblait annoncer une manière d'assurer une continuité d'idées à travers les ans s'est étendu jusqu'à une reconnaissance du jeu d'influence et de la fluidité d'une pensée telle, qu'elle justifiait un discours liant nos classes à Montréal, et Montréal à l'univers. De sorte que nous puissions reconnaître encore ces idées, si nous devions les transmettre. De sorte que nous voyions ce que nous avions manqué ou pris pour acquis, lorsque nous pensions que ces idées étaient nôtres.

Publier – publier avec auto-réflexivité – un travail relié au thème d'un cours universitaire ou s'exprimer encore une fois sur un vieux sujet familier, ne consiste pas simplement à revisiter une fois de plus le nouveau cinéma allemand ou le documentaire canadien; c'est admettre une caractéristique définitoire de plus aux idées déjà en circulation. Les mauvaises idées et les bonnes. C'est penser aux idées présentement à l'œuvre. C'est révéler la teneur historique. Attendu que nos archives en ligne sur de tels thèmes se développent – proportionnellement aux nouvelles publications des communautés pensantes de l'Université de Concordia, de l'Université de Montréal et de partout dans le monde –, ces idées cesseront d'être clairement délimitées et seront plutôt retravaillées et réimaginées à travers toutes sortes de champs d'études sociales et intellectuelles. C'est dans le but de rencontrer à nouveau ces idées que nous devenons réceptifs au caractère synoptique des joutes intellectuelles auxquelles nous jouons. Ces lignes de pensées doivent être démêlées. Comme n'importe quelle discipline intellectuelle, les études cinématographiques se doivent d'être constamment reconsidérées. Elles forment l'objet d'une étude détaillée sur laquelle nous aspirons à travailler. Des considérations d'ordre pratique se posent afin d'entreprendre de telles études : elles résident dans un univers réceptif à découvrir et dans lequel nous cherchons notre place.

Nous désirons établir un contexte. Nous désirons créer un contexte judicieux où ces idées ne seront pas perdues, où nous pourrons les trouver, où elles pourront être transgressées et leurs physionomies comparées. De sorte qu'un jour cette tâche puisse s'évader du domaine de l'archéologie. Faire du commentaire sur des enchaînements d'idées, certaines familières ou en déclin, d'autres qui bouleversent la vie ou sont dévastatrices. Faire du commentaire sur une éducation qui s'étend à la vie entière. Non pas une série d'enquêtes explicites, mais une ressource où les idées influencent les idées à travers des canaux clandestins, où les idées influencent la vie et les vies influencent les idées. De là, faire naître des palettes de couleurs qui ne font pas seulement se mélanger pour créer de nouveaux tons, mais qui réagissent entre elles : explosions et transformations. Elles ne sont au service d'aucune image particulière, mais constituent les éléments spectaculaires d'une vieille communauté en constante évolution. Les professeurs, les experts, les professionnels et les penseurs qui ont pris la décision d'enseigner certaines choses d'une certaine façon. Les étudiants qui ont choisi de suivre ou de rejeter des exemples, de visionner ou de fermer les yeux sur certains films, de lire ou de ne pas lire certains livres, trouvent leur chemin, réalisent une myriade de manières dont leurs goûts et leur sensibilité se nourris… c'est en partie cela l'éducation. Le long processus de l'éducation. Nous avons réfléchi sur la polyphonie des différentes éducations dans ces communautés. Le désir d'être mieux. Comment l'art et la vie font sens.



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